Régulièrement, la station de la SNSM de Saint-Mandrier s'entraîne aux hélitreuillages avec les flottilles de la BAN de Hyères.
La SNSM, les sauveteurs bénévoles au service de la vie en mer
La Société Nationale de Sauvetage en Mer est une association française reconnue d’utilité publique, fondée en 1967, dont la mission principale est le sauvetage des vies humaines en mer et sur le littoral. Elle est née de la fusion de deux anciennes organisations de secours maritime, la Société Centrale de Sauvetage des Naufragés et les Hospitaliers Sauveteurs Bretons.
La SNSM assure plusieurs missions essentielles :
- le secours et l’assistance aux personnes en difficulté en mer,
- la surveillance des plages pendant la saison estivale,
- la formation des sauveteurs et des nageurs-sauveteurs,
- la prévention des risques liés aux activités nautiques.
L’organisation repose en grande partie sur des bénévoles, qui constituent la majorité des équipages des canots de sauvetage. La SNSM dispose de nombreuses stations réparties sur tout le littoral français, en métropole et outre-mer, ainsi que de centres de formation.
Ses moyens comprennent des vedettes, des canots tous temps, des embarcations semi-rigides et jets-skis, permettant d’intervenir dans des conditions souvent difficiles.
Le financement de la SNSM provient principalement de dons, de subventions publiques et de partenariats, ce qui rend le soutien du public indispensable à son fonctionnement.
Ses moyens comprennent des vedettes, des canots tous temps, des embarcations semi-rigides et jets-skis, permettant d’intervenir dans des conditions souvent difficiles.
Le financement de la SNSM provient principalement de dons, de subventions publiques et de partenariats, ce qui rend le soutien du public indispensable à son fonctionnement.
La flottille 32F, unité de sauvetage de l’Aéronautique navale
La flottille 32F basée sur la base d’aéronautique navale (BAN) de Lanvéoc-Poulmic, met en œuvre les hélicoptères H160 pour des missions variées telles que le secours maritime, la surveillance des approches maritimes, le soutien aux forces navales ou encore les évacuations sanitaires. Héritière d’une longue tradition opérationnelle, l’unité joue un rôle essentiel dans la sécurité maritime.
Créée en 1958 dans le Var, la Flottille 32F était à l’origine spécialisée dans les missions de lutte anti-sous-marine. Au cours des années 1970, l’unité évolue vers le domaine du sauvetage en mer, notamment sur la façade Atlantique, et met en œuvre successivement plusieurs types d’hélicoptères tels que le Sikorsky H-34, le SA321 Super Frelon, le Eurocopter AS365 Dauphin, puis les EC225 et EC725 Caracal, jusqu’à la mise en sommeil de l’unité en 2016.
La flottille est officiellement réactivée le 29 juin 2023 avec l’arrivée de la flotte intérimaire H160B, destinée à assurer les missions de service public et de sauvegarde de la vie humaine en mer. En quelques mois, les missions de secours, protection et intervention (SPI) sont progressivement reprises par les détachements de Cherbourg, Lanvéoc et Hyères, en remplacement des flottilles Flottille 33F et Flottille 35F.
Implantée sur plusieurs bases, dont la Base d'aéronautique navale de Lanvéoc-Poulmic, la Base d'aéronautique navale de Hyères et le détachement de Cherbourg, la flottille assure également la formation des nouveaux équipages, la surveillance des approches maritimes et le soutien aux forces. Environ 75 marins composent aujourd’hui l’unité, engagée quotidiennement sur les trois façades maritimes métropolitaines.
Le fonctionnement de la 32F repose sur un contrat de location d’aéronefs civils sur dix ans, avec une organisation intégrant directement les industriels chargés du soutien technique. Les équipes d’Airbus Helicopters, de Safran et de Babcock International sont ainsi intégrées aux installations militaires et travaillent au rythme opérationnel de la flottille.
En un an, l’unité a formé six équipages pleinement opérationnels pour le sauvetage en mer ainsi qu’une trentaine de techniciens spécialisés. Le détachement de Cherbourg a été le premier à assurer l’alerte opérationnelle, dès le 23 juillet 2023, totalisant rapidement de nombreuses interventions de secours et d’assistance, tout en menant des missions de surveillance maritime et de renseignement.
En décembre 2023, le détachement 32F Lanvéoc prend l’alerte SPI jusqu’alors tenue par la 33F. Dès le lendemain, les marins sont engagés. Ils totalisent aujourd’hui 61 interventions et ont porté assistance à 64 personnes.
Enfin, un an après le réveil de la flottille, le détachement de Hyères est déclaré opérationnel. Il totalise déjà 38 interventions de secours et 17 personnes sauvées.
Aujourd’hui, la flottille 32F assure une présence permanente sur l’ensemble des façades maritimes métropolitaines, garantissant la continuité des missions de secours en mer, de protection des approches maritimes et de soutien aux forces navales.
Le H160B développée par Airbus Helicopters pour la Marine nationale dans le cadre du programme intérimaire destiné à remplacer les anciens Dauphin. Moderne et polyvalent, il dispose d’une avionique de dernière génération, d’équipements adaptés aux missions de recherche et sauvetage, notamment un treuil, une boule optronique et des moyens de vision nocturne.
L'exercice d’hélitreuillage
Un exercice d’hélitreuillage qui s’est déroulé au large de Saint-Mandrier-sur-Mer, mobilisant les sauveteurs de la Société Nationale de Sauvetage en Mer de Saint-Mandrier et un hélicoptère H160B de la flottille 32F.
Ce type d’entraînement régulier permet de maintenir un haut niveau de coordination entre les équipes de secours en mer et les moyens aériens de la Marine nationale, afin d’être prêts à intervenir rapidement lors d’opérations réelles.
Ce type d’entraînement régulier permet de maintenir un haut niveau de coordination entre les équipes de secours en mer et les moyens aériens de la Marine nationale, afin d’être prêts à intervenir rapidement lors d’opérations réelles.
L’exercice consistait à réaliser plusieurs phases d’hélitreuillage depuis l’hélicoptère vers une embarcation de sauvetage de la station SNSM. Les manœuvres ont permis de travailler la précision du stationnaire, l'hélitreuillage d’un plongeur-secouriste sur la vedette ainsi que l’évacuation simulée d’une victime. Ces entraînements sont essentiels pour intervenir en toute sécurité, notamment lorsque l’état de la mer ne permet pas une récupération classique par bateau.
Photos prises lors d'un exercice en janvier 2024
Le même exercice en décembre 2024
Pour les sauveteurs bénévoles de la station SNSM de Saint-Mandrier, ces exercices conjoints sont l’occasion de renforcer la coopération avec les moyens de l’État et d’entretenir les réflexes indispensables aux interventions d’urgence. Dans une zone très fréquentée comme la rade de Toulon, cette coordination entre mer et air constitue un atout majeur pour porter secours rapidement aux personnes en difficulté.
Une fois l'exercice terminé, s'il n'y a pas eu d'alerte entre temps, retour au port de Saint-Mandrier.
Pour plus d'information sur le travail de la SNSM : https://www.snsm.org/