Les sous-marins nucléaires d'attaque (SNA) sont des sous-marins à propulsion nucléaire. Contrairement aux SNLE (sous-marin nucléaire lanceur d'engins) qui ont pour seule mission la dissuasion nucléaire, les SNA sont destinés à des missions de protection, de renseignement et de projection de puissance. Lors du départ en mission du porte-avions Charles de Gaulle pour plusieurs mois, un SNA garantit toujours la sécurité sous-marine de celui-ci.
La classe Rubis est une classe de six sous-marins nucléaires d'attaque de première génération français. Ils remplacent les sous-marins diesel-électrique de classe Agosta. Quand les SNA de la classe Rubis entrent en service dans la Marine française, ils sont les sous-marins nucléaires militaires les plus compacts du monde. 
Depuis 2024, il n'en reste plus que deux, l'Améthyste et le Perle.
Ils sont peu à peu remplacés par les SNA de la classe Suffren (programme Barracuda), où en 2025, nous en possédons trois en service actif : Suffren, Duguay-Trouin et Tourville.
Ils ont pour missions principales :
- Protection du porte-avions et du groupe aéronaval
- Lutte anti-sous-marine et anti-navire
- Renseignement et surveillance discrète
- Déploiement de forces spéciales
- Frappe contre des objectifs terrestres (missiles de croisière)
Grâce à leur discrétion acoustique et leur autonomie élevée, les SNA jouent un rôle essentiel dans la dissuasion indirecte, la supériorité navale et la maîtrise des espaces maritimes.
Les sous-marins nucléaires d’attaque sont des outils stratégiques majeurs, capables d’agir discrètement, loin des côtes, pour protéger les intérêts nationaux.
C’est sous un vent soutenu et une houle déjà bien formée que nous quittons Toulon. Nous franchissons d’abord la petite rade, encore relativement abritée, puis la grande rade où la mer se fait plus présente et les mouvements plus marqués. Le bateau tangue, l’air est chargé d’embruns et chacun s’accroche comme il peut.
Très vite, les effets de la mer se font sentir : quelques visages pâlissent et certains maux de cœur apparaissent. À l’extérieur, ceux qui avaient choisi de rester sur le pont supérieur sont, pour certains, copieusement rincés par les vagues et les paquets d’eau portés par le vent. Malgré cela, l’excitation et l’impatience dominent.
Nous arrivons finalement sur zone, sous la supervision attentive des sous-mariniers présents à nos côtés. Les regards scrutent l’horizon. Le SNA est encore immergé, invisible sous la surface agitée. Puis, peu à peu, le périscope apparaît, suivi des mâts. Un instant suspendu, chargé de silence et d’émotion… et soudain, la masse sombre émerge lentement de l’eau.
Le sous-marin se dévoile enfin, imposant et majestueux, rompant la surface dans un mélange d’écume et de puissance maîtrisée.
Sur les visages des familles, le soulagement est palpable. Après l’attente et l’absence, elles aperçoivent enfin le bateau noir qui ramène leurs marins. Le voilà de retour à son port d’attache, mettant fin à plusieurs semaines loin des siens.
Un retour chargé d’émotion, entre fierté, soulagement et retrouvailles à venir.
Merci aux Bateliers de la rade pour ce grand moment.
Pour les intéressés même pour les locaux, ils organisent des visites commentées de la rade de Toulon, pour l'avoir déjà fait, c'est grandement intéressant :
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