Du 14 au 17 mai 2023 a eu lieu l’exercice de sauvetage "Soleil du sud" au large de Toulon
Les sous-marins nucléaires d'attaque (SNA) sont des sous-marins à propulsion nucléaire. Contrairement aux SNLE (sous-marin nucléaire lanceur d'engins) qui ont pour seule mission la dissuasion nucléaire, les SNA sont destinés à des missions de protection, de renseignement et de projection de puissance. Lors du départ en mission du porte-avions Charles de Gaulle pour plusieurs mois, un SNA garantit toujours la sécurité sous-marine de celui-ci.
La classe Rubis est une classe de six sous-marins nucléaires d'attaque de première génération français. Ils remplacent les sous-marins diesel-électrique de classe Agosta. Quand les SNA de la classe Rubis entrent en service dans la Marine française, ils sont les sous-marins nucléaires militaires les plus compacts du monde. 
Depuis 2024, il n'en reste plus que deux, l'Améthyste et le Perle. Ils sont peu à peu remplacés par les SNA de la classe Suffren (programme Barracuda), où en 2025, nous en possédons trois en service actif : Suffren, Duguay-Trouin et Tourville.
Un mini sous-marin au secours du Duguay-Trouin 

Cet exercice vise à entraîner le SRV (submarine rescue vessel) NEMO, du système NSRS, à se poser sur un sous-marin nucléaire d’attaque français.
Le SNA Duguay-Trouin évoluait à 50 mètres de profondeur lorsqu’un SRV (Submarine Rescue Vehicle), véritable mini sous-marin déployé depuis le BSAA Jason, est venu s’arrimer sur son panneau d’accès avant afin de réaliser deux rotations d’équipage.
Dans un contexte opérationnel réel, une telle intervention aurait été précédée par l’action du CEPHISMER/GISMER (Centre Expert Plongée Humaine et Intervention Sous la MER). Chargée des missions de recherche, d’exploration et d’assistance à un sous-marin en détresse, cette unité a engagé pour l’exercice un ROV (Remotely Operated Vehicle). Celui-ci avait pour mission d’inspecter le bâtiment, de transmettre des images vers la surface, de dégager la zone d’appontage de tout obstacle, et d’acheminer du matériel via des pods en passant par le sas de sauvetage. En revanche, le SVDS (système de ventilation et de dépressurisation du sous-marin), destiné à renouveler l’air et amorcer la dépressurisation interne, n’a pas été activé lors de cette séquence.
Ce type d’entraînement n’avait plus été conduit depuis 2016, et il s’agissait d’une première avec un sous-marin de classe Suffren. L’exercice a ainsi permis de valider la compatibilité de cette nouvelle génération avec le dispositif de sauvetage mutualisé entre la France, le Royaume-Uni et la Norvège, démontrant la capacité à évacuer du personnel en situation critique.
Ce dispositif, connu sous le nom de Nato Submarine Rescue System, est projetable à l’échelle mondiale et permet la mise en œuvre d’un engin de secours jusqu’à 600 mètres de profondeur, avec une capacité d’évacuation d’environ quinze personnes par rotation.
Enfin, cet exercice a nécessité une préparation approfondie menée conjointement par la Direction générale de l’armement et les forces sous-marines. Grâce à l’engagement coordonné de nombreux moyens, notamment ceux de la base navale de Toulon, ce défi technique, humain et logistique a été relevé avec succès, illustrant l’expertise de la Marine nationale dans le domaine exigeant du sauvetage de sous-marins.
Les photos de cet exercice ont été prises entre le 14 et 16 mai.
Le Bâtiment de Soutien et d'Assistance Affrété (BSAA) Jason avec à son bord le Nato Submarine Rescue System (NSRS), de retour dans la base navale de Toulon.
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